15 octobre 2007
Uncanny
Voilà une chose que je ne vous conseille pas : futureme. Parce que ouvrir sa boîte mail et recevoir (entre deux spams) : "you've received an e mail from the past", ça fait comme quand la télé devient grise dans Poltergeist : très peur.
Heureusement pour me changer les idées et pour la 58ème fois le dimanche soir, France 2 passait "Le mariage de mon meilleur ami", un chef d'oeuvre, dont je ne me lasse pas. Il y a plein de choses merveilleuses dans ce film : Julia Roberts jeune avec des joues, la scène sur le bateau, les téléphones portables qui ressemblent à des fours à micro onde, les fringues des années 90. Et bien sûr la fantastique scène finale, digne de Lubitsch. Sand doute, une des dernières comédies grand style de Hollywood, dans une lignée qui part de Philadelphia Story (et dont je ne trouve pas d'exemples plus récents, à part Legally Blonde, mais Legally Blonde c'est encore autre chose).
Côté comédie, je suis évidemment allée voir "Knocked Up"/"En cloque mode d'emploi" (quel traduction atroce !). Un bon signe : il passait à l'UGC Orient Express, la dernière salle de série B à Paris. Malgré mes appréhensions, j'ai beaucoup aimé ce film, qui malgré le titre n'a rien d'une comédie, et dégage plutôt une tristesse prégnante. C'est vrai que la fin est bien pensante, mais le traitement de l'histoire (sur le schéma classique de tout les oppose mais ils finiront pas s'aimer) ne l'est pas tellement, le traitement des personnages féminins est assez cruel en particulier (pas Katherine Heigl qui échappe au jeu de massacre). Cela confirme ce que je pensais de Judd Appatow, qui n'est pas un grand auteur comique ("40 ans..." n'était pas en soi une comédie très bien écrite), mais un extraordinaire directeur d'acteurs (c'est encore plus flagrant dans Knocked Up, puisque dans le précédent Steve Carrell écrasait tout) et finalement un cinéaste assez mélancolique.
23:10 Publié dans lundi soir | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Ruppert Everett, Dylan Mc Dermott



