18 juin 2008
(sans)
Je pense qu'on va être déçus par "Sarah Marshall". Un peu comme hier, où mordant dans un jambon beurre acheté dans une boulangerie pourtant digne de confiance je suis désagréablement tombée sur...de la margarine (il y a des semaines comme ça). Et Kristen Bell actrice sûrement surestimée, va-t-elle nous consoler d'avoir perdu "Veronica Mars"? non, je ne pense pas.
Deux choses qui ne m'ont pas déçues en revanche : je suis tombée dans mon armoire sur une jupe H&M que j'avais OUBLIEE (comment est-ce possible?) et qui est MAGNIFIQUE. Et revoir Jackie Brown, quelle classe, rappelez vous ce moment ou de Niro se paye un strip tease, en écoutant les Supremes. Qu'est devenu Robert Forster?
11:40 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04 juin 2008
Cinémathèque (III)
On y reconnaît les uns ou les autres (mais on ne se parle jamais). J’ai assistée, tétanisée à une projection de Franck James à côté des Straub (qui ne se déplacaient guère que pour les Ford), Jean Rouch venait souvent, et dans la queue pour un Vecchiali quelle ne fut pas ma surprise de voir derrière moi une frêle femme aux yeux bleus : Françoise Lebrun.
Aujourd’hui , alors que tout existe en DVD, que les moindres blogs ou sites recommandent les indispensables de la culture officielle ou unerground , il n’y a plus de découverte, on n’attend pas 5 ans avant de voir un film (j’ai attendu près de huit ans pour voir ceux de Debord), il n’y a plus de queue de 200m pour le Tabu de Murnau, la rareté a disparu ainsi que la quête. Je ne sais pas si c’est bien ou mal, je sais seulement que nous avions conscience que lorsque nous assistions, muets de plaisir, à la projection des cinéphiles de Skorecki (qui nous toisait dans la salle en nous lançant « un cinéphile je ne sais pas ce que c’est, le cinéma je ne sais pas ce que c’est »), à l’intégrale de la maison des bois de Pialat, ou encore lorsque nous voyions Rock n Roll High School, ou Two Lane Black Top miraculeusement exhumés de seventies de rêve, nous étions témoins de quelque chose de rare, qui ne reproduirait pas. Et si nous ne sommes pas la dernière génération de cinéphiles, nous sommes du moins à avoir vécu la cinéphilie comme ont pu la vivre en leur temps Truffaut ou Skorecki (traquer le film rare, savoir attendre, préférer le grand écran au petit).
En 2004 la cinémathèque déménage, cette fois le couperet repoussé plusieurs fois tombe. Dernier week-end : je vais voir un Grandrieux le vendredi soir. Le dimanche : projection des Histoires di cinéma à Chaillot. Je n’y vais pas pensant que ce sera vraiment trop triste. Ca l’était.
Aujourd’hui je n’y vais plus ou presque. Je ne me sens pas à l’aise dans les grands bâtiments de Bercy. C’est à mon vidéo club maintenant que je m’en remets pour découvrir un Garrel que je n’ai jamais vu, ou trouver les films que j’ai encore envie de voir (House by the river de Lang, les Will Ferrell non sortis en France, les premiers Curtis Hanson), de temps en temps cependant j’y retourne, la dernière fois c’était une séance jeune public pour Moonfleet, les enfants commentaient le film, Steward Granger dérivait au loin sur sa barque et j’essaie de ne pas pleurer.
Paris est tout petit et j’habite désormais le quartier, je ne quitte jamais les grands boulevards et passe tous les jours par Bonne Nouvelle, le trottoir devant ce qui est désormais un « Comedy Club » (sic) reste vibrant de ces heures heureuses passées patiemment sur le Boulevard de Bonne Nouvelle à attendre que la séance commence, en lisant ou regardant la rue, ces heures perdues dans la vacance d’après midi d’été parce que nous préférions être là que chez nous, dans les bars et les cafés, là plutôt que dans les rues, ou en cours, hypnotisés par l’immense écran, aveuglés . Comme la jeunesse, cela passe.
11:25 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
21 mai 2008
Cinéma
Bonjour les gens,
En ces temps de festival de Cannes une note dédiée à l'actualité cinematographique (ça jette hein) qui après des mois de marasme se révèle singulièrement excitante (sans doute parce que les distributeurs sortent ce qu'ils pensent être des "daubes" - les pauvres- dans ces mois jugés creux).
A l'affiche cette semaine:
Semi Pro de Will Ferrell: tant pis pour vous si vous pensez que ce film est une potacherie, qu'on peut voir mais "en étant un peu bourré alors" comme j'ai pu l'entendre. Tant pis pour vous si vous vous dites qu'une fois de plus je fais du "second degrès". J'exècre le second degrés. Bref si vous aimez Ford, le beau cinema désinvolte et mélancolique des 70's (Le canardeur...), les acteurs américains dans ce qu'ils ont d'irréductible, courrez voir ce film qui est d'autant plus beau qu'on pense toujours que ce cinéma a sombré corps et bien.Les autres : continuez à aller voir La graine le mulet.
Sorties prochaines:
Las Vegas 21 : j'avais vu la bande annonce qui m'avait parue intéressante (et le film se passe à Las Vegas, j'adore les films qui se passent à Las Vegas). Chouette une série B qui a l'air bien me suis je dit. Après investigation le film est signé Luketic. Luketic étant capable du meilleur (Legally Blonde, un sommet de la comédie américaine, le trop peu vu Rendez vous avec une star), comme du pire (je préfère ne pas citer de titres), on peut douter, mais j'ai envie de parier pour la première catégorie cette fois.
Forgetting Sarah Marshall : Une nouvelle production Appatow !! Casting : Jason Segel (How I met your mother, Knocked Up), Kristen Bell (ex Veronica Mars, une des actrice américaine la plus intéressante du moment, quoiqu'un tantinet surestimée) sont au générique, avec tout plein de visages connus pour ceux qui suivent les films Appatow (The 40 year old virgin, Knocked Up, SuperBad). Si vous lisez ce blog vous savez qu'ils se passe trois choses intéressantes dans le cinéma américain en ce moment : les films dans lesquels joue Joaquin Phoenix, les films de l'écurie Appatow, et les films de Will Ferrell. Donc nous irons bien évidemment le voir, bien que la bande annonce ne soit pas forcément convaincante.
The diary of the dead de Romero. Bon là tout le monde connaît Romero, culte dans les milieux "autorisés" j'ai pas besoin d'en aire des caisses. Mais Argento a sombré, Carpenter ne fait plus de films depuis trop longtemps, et le dernier "Land of the dead" (vu en même temps que Wedding Crasher - une grande après midi de ciné) était tout à fait recommandable. Alors oui !
PS Je n'ai pas parlé de Conte de Noël que j'ai vu aujourd'hui et dont je n'arrive pas à savoir ce que j'en pense. Peut être que fondamentalement les influences de Desplechin - qui se réclame de Roth (Philip, pas le génial Joseph), et de Bergmann m'indiffèrent, et que le genre tragédie familiale m'emmerde au plus haut point. Mais c'est brillant. Et quels acteurs...
17:31 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : kristen bell, judd apatow, arnaud desplechin, georges romero
30 août 2007
New Soul
Je vous recommande le Dinde & Bacon du Subway. je ne pensais pas aller dans un Subway un jour, mais celui de la rue St Denis est propre, sympa, le serveur est cool, et les clients ont des sacs de l'Ecume des Pages (un signe !).
Egalement contre toute attente (je m'attendais à un François le Champi en pire), The Mill on the Floss est génial. J'ai pleuré comme une madeleine à la fin et je suis en train de faire le casting pour l'adaptation hollywoodienne (Maggie : Ann Hathaway, Tom : Christian Bale, Lucy : Clémence Poesy, Stephen : je sais pas encore, Josh Hartnett ne ressemble plus à rien et Eirc Bana est un poil vieux pour le rôle, Mrs Tulliver Meryl Streep, Mr Tulliver : William H Macy).
Maintenant j'ai que des livres vaguement impresionnants sur ma pile, genre Atlas Shrugged - 2000 pages, ou Portrait of a Lady (trop de vocabulaire compliqué). (Ah oui je ne lis plus qu'en anglais car je trouve leurs éditions beaucoup plus classes que les notres, j'en ai marre des livres français trop chers, lourds et moches, à part les Allia bien sûr). Bon si je lis autant en ce moment c'est surtout parce que j'ai fini la saison 3 de Dr House et que je suis dans une sorte de trou cosmique, donc si quelqu'un a une série à me recommander...
01:04 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : George Elliott
22 août 2007
Paris, 1910
Parfois il faut écouter ses parents, ma mère avait raison "L'autre" de Mulligan, ça fait vraiment peur.
Et ouiiii, l'intrigue (un jeune garçon voit s'accumuler les évènements macabres dans son entourage, après la mort de son frère jumeau) n'est pas follement originale, mais c'est surtout parce que depuis 1972 le film a été plagié environ 352 fois (quand je pense qu'en 2001 tout le monde se pignolait sur ce faiseur d'Amenabar).
Sinon dans une bouffée d'enthousiasme j'ai acheté le dernier Danielewski (en V.O. en plus). Eh bien c'est une erreur. Lire "Only Révolutions" après "La Maison des Feuilles" c'est un peu comme enchaîner "Feu pâle" après "Ada" (déception, rage, envie de jeter le livres aux orties). En même temps j'ai aussi prévu de lire "Le Moulin sur la Floss" de Georges Elliott, qui m'a l'air d'être un monument de cucuitude, donc je ne sais pas si je peux me fier à mes instincts livresques en ce moment.
Bon je pourrais me plaindre de l'absence flagrante de comédies navrantes cet été, (non Hairspray et Evan tout puissant, ne suffisent pas), mais les summer movies - comme les abeilles et les glaciers des Andes - sont apparemment en voie d'extinction, . Eh puis Breakfast Club est réédité en DVD pour une dizaine d'euros et il me reste encore une poignée d'épisodes de Dr House, de quoi tenir jusqu'à l'été indien.
22:00 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Robert Mulligan, Mark Z. Danielewski
04 juillet 2007
This time tomorrow
C'est quand même la plus belle bande annonce que je connaisse...
23:17 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Garrel
14 février 2007
Entre deux eaux
Hier je suis allée acheter des billets de train et au guichet : la même fille (tatouage sur les bras, piercing, cheveux en l'air, sourire gentil), qu'il y a trois mois. Comme je garde des souvenirs assez doux de mes dernières vacances, j'étais toute contente de la retrouver là. A l'époque, je lisais Fitzgerald, voilà, et des recueils de haïkus.
En voyant l'air printanier, je me suis rendue compte que je m'apprête à franchir un anniversaire un peu désagréable (difficile d'échapper à certaines dates). Même les sandwich de Caldo Freddo ne m'ont pas consolée (il m'a fallu aller jusqu'au tiramisu pour trouver un semblant de réconfort).
Le soir nous avons trouvé un flipper quasi idéal avec liza (allez donc au rendez vous des Artistes au lieu de vous entasser à la Fourmi), nous avons applaudi Barbara Carlotti, (hmm joue dans les films de Bozon, reprend les Zombies en français, porte des chaussures de chez Karine Arabian, un sans faute sur mon échelle du snobisme - et accesoirement compose de très belles chansons). Puis nous avons dit du mal du film sur Edith Piaf et du bien de Clémence Poésy.
Aujourd'hui, en revanche, il ne s'est rien passé de notable.
En bonus Grand Hotel : l'inquiétude.
23:54 Publié dans mercredi soir | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Barbara Carlotti





