23 juillet 2009
Quand ça ne va pas

22 juillet 2009
Je pense sérieusement
A prendre des billets pour Las Vegas et assister au séminaire de développement personnel animé par Steve Pavlina.
Le programme est alléchant :
"This workshop is for people who are committed to conscious personal growth. Such people already "get" the point of personal development and don't need to be sold on why it's a good idea. These people are looking to improve their lives across the board. They seek fulfilling career options, loving and compatible relationships, physical and mental energy and vitality, financial abundance, empowering habits, spiritual awareness, inner peace, and greater happiness and well-being. "
La moitié des gens qui vont lire ce post vont dire "ah ah sacrée lidell qu'est ce qu'elle a inventé encore", l'autre moitié va se dire "MAIS N'IMPORTE QUOI", et ma soeur va se marrer (elle aime bien la coupe de cheveux de Steve).
Mais n'empêche, je me tâte.
le spectaculaire intégré
Interview édifiante de Matthieu Pigasse, banquier d'affaire qui renprend les Inrocks dans le Figaro.
J'aime beaucoup deux passages : "Nous allons proposer un regard différent, subversif, libre, indépendant", et "Notre ambition est de faire un news magazine générationnel rebelle à l'ordre établi".
Qu'est ce qui est drôle dans tout ça, qu'un banquier parle d'attitude rebelle? non je travaille avec des banquiers, ils sont bêtes et irresponsables, mais dans leur attitude d'enfant de deux ans bloqués au stade anal, ils sont avouons-le un peu plus rebelles que tous les moutons du secteur culturel.
Plus, sûrement qu'on accole l'étiquette si ennuyeuse et délavée du "subversif" au journal le plus bien pensant, conformiste et ennuyeux que je connaisse.
Sinon, le banquier amateur de The Clash (c'est lui qui précise) dit s'inspirer du Rolling Stones des 70's. Belle référence, mec, tu comptes donc empocher des millions pendant que tes meilleurs journalistes crèvent la dalle entre deux piges?
Tout ceci me laisse perplexe. Mais tout n'est pas si pourri dans la presse aujourd'hui, il y a le meilleur article que j'ai lu depuis des lustres sur la chirurgie esthétique dans le dernier Marianne. Lisez-le !
20 juillet 2009
L'assassinat de Paris : les Halles
Le livre éponyme de Louis Chevallier - auquel je pique le titre de cette série - ne parle que de ça. L'assassinat de Paris, c'est celui des Halles, l'interruption d'une tradition perpétuée depuis des siècles. Le fameux trou, honte des années 70 pour les amoureux de Paris. Le scandale du Forum, puis celui de Beaubourg.
Mais Haussmann était déjà passé par là, avait détruit nombres de rues. Celles du "Ventre de Paris" n'existent déjà plus en 1880. Le charnier des Innocents avait déjà été déplacé, Saint Gilles Saint Leu tranché en deux par le boulevard de Sébastopol. Et toujours les Halles résistaient.
Contrairement à ce que pensait Louis Chevallier, dans les années 70, 80 et même au début des années 90, le trou des Halles puis le Forum abhorré, repaire de marchands de disques, de punk, de fripiers, restaient un point d'attraction de la vie nocturne et diurne, attirant la communauté homosexuelle au début des années 80 avant sa grande migration de l'autre côté de Beaubourg, les noctambules, ou tout simplement ceux qui aimaient encore le quartier. Années après années suivants les différentes modes musicales, diverses bandes de jeunes venus de banlieue ou des autres coins de Paris, se succédaient sur les marches des Innocents. Halles not dead même si les prostituées se faisaient plus rares rue Montmartre.
Milieu des années 90, la rue Montorgueil était encore agréable, teintée des couleurs pâlies d'un passé qui semblait imputrescible. Et puis il y avait la rue Saint Denis, salle de jeu, sex shop, foule interlope.
Puis pour une raison inconnue le quartier s'est flétri de lui même les vingt années à venir. Pourtant rien n'avait changé, ni la piscine, ni les couloirs du Forum, ni l'ombre bienveillante de Saint-Eustache.
Aujourd'hui en se promenant place du Châtelet, ce qui saute aux yeux c'est le côté provincial du quartier. On se croirait en voyant passer foule indéfinie qui n'a rien de parisienne, dans les tranquilles rues à arcades d'une bourgade de province un samedi après-midi, suprême humiliation pour ce qui a longtemps été le coeur vibrant de Paris.
Reste les ombres et les néons, le charme seventies défraîchi du Forum, la magie inénarrable de l'UGC Orient Express, un des seuls cinémas de Paris qui ait encore le goût de mon enfance. Mais il fermera, et je ne vois pas alors, ce qui m'attirera encore aux Halles.
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13 juillet 2009
L'assassinat de Paris : le Marais
Le quartier du Marais le week end illustre tout ce qu'il y a de détestable dans l'évolution de Paris ces vingt (trente?) dernières années.
Le Marais était un quartier relativement crasseux et artisanal jusque dans les années 70, avant que des tas de gens s'aperçoivent qu'il y avait de jolis appartement avec poutres apparentes à restaurer. Les hôtels particuliers ont été ravalés, le prix de l'immobilier a commencé à monter, et les artisans sont partis à la retraite.
Puis il a été investi par la communauté gay dans le courant des années 80-90, moment où le Marais a été notre Castro, un quartier relativement vivant animé par les remous d'une communauté, de moins en moins en marge.
Maintenant le quartier semble être devenu comme beaucoup de quartiers du centre un pur lieu consacré au tourisme et au shopping. Vu le prix des appartements (10 000 euros le mètre carré) seuls des étrangers ou des cadres très riches ont les moyens d'habiter là. Les commerces sont ouverts le dimanche, et donc le week end les rues sont pleines à craquer de badauds qui traînent mollement entre les dix boutiques au mètre carré qui vendent des fringues moyens - haut de gamme, et des cafés assez moches. Bon il reste le décor, splendide. Pour ma part si j'étais millionnaire, je ne dépenserais pas un sou pour habiter là. Je préfère le Palais Royal, dans le genre décor déchu.
Après, bien sûr, il reste des gens pour défendre le carreau du temple. Au carreau du temple, l'avantage c'est que les foules de banlieue, et des autres arrondissements ne déferlent pas le week-end. On est entre soi : graphistes, créatrices de mode, scénariste et tout ce petit monde peut comparer ses basket montantes à la terrasse du Progrès.
Il reste le cas bizarre du nord du troisième, disons entre la rue du Temple et les grands boulevards, investi et donc asséché par la communauté chinoise.
Mais en fait, je pense qu'à part au XVIIème siècle, le Marais n'a jamais été un quartier important dans l'histoire et la vie intérieure de Paris. Disons que le moment où il a été un quartier vivant (fin 80-début 90) a été l'exception plutôt que la règle dans une histoire assez molle. En faire un des grands quartiers historiques de la ville est une totale imposture. C'est pour cela que l'architecture en est si unifiée, transportée dans un cercueil de naphtaline directement de la Fronde aux journées du patrimoine.
15:39 Publié dans L'assassinat de Paris | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11 juillet 2009
J'aimerais bien
..que Karine Arabian cesse de me torturer :
"Chères clientes,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous pouvez désormais bénéficier d'une seconde démarque allant jusqu'à 60% de réduction, ainsi que d'un réassortiment de modèles et de pointures.
Sincères salutations,
Jérôme"
Le problème c'est que lorsque je je vais acheter des couches et du lait au Franprix le samedi matin, je suis obligée de passer devant leur porte grande ouverte.
08 juillet 2009
Aujourd'hui
J'ai vu une fille qui mangeait seule (un signe de goût) une assiette de frites (j'aime les frites) au Rouquet (un de mes bars préférés). Dans son sac il y avait La vie de Jésus de Renan (j'ai trop envie de lire ce livre en ce moment). Bref, vu le nombre de concordances, je pense que j'aurais dû lui parler et que si ça se trouve on serait devenues les meilleures amies du monde. Mais je n'en ai rien fait. Donc, si toi, lectrice de ce blog, tu te reconnais dans ce portrait, envoie moi un mail.
Sinon j'ai croisé Ariel Wizman à l'Ecume des Pages. Il avait des chaussures violettes.
01 juillet 2009
Aujourd'hui
Un copain m'a apporté ce midi un autographe de Simone de Bougeoir.
Je pense le mettre en vente sur ebay, et en tirer plein d'argent. Outre les soldes, qui ne sont pas finies, il y a une vente de livre anciens à Drouot mardi prochain que je ne voudrais pas manquer.
Ou alors j'en profite pour commencer une collection d'autographes (j'en avais un de Louis Garrel, mais je l'ai perdu).


