15 juin 2009
Et aussi
Les beaux gosses, c'est pas si bien que ça.
La preuve par quatre ici.
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Les beaux gosses, c'est pas si bien que ça.
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Commentaires
J'aime et je défends les beaux gosses, peut-être simplement pour la grande honnêteté du film, son absence de roublardise (roublardise presque congénitale à l'habituelle comédie française). Bon ensuite, "les beaux gosses" n'est peut-être pas non plus totalement le premier dans son genre (cf. Le péril jeune, Naissance des pieuvres) et je comprends tout à fait qu'on le trouve moins fort, moins émouvant au final que Superbad...
Quoi qu'il en soit, ce fantasme du "teen movie français aussi bon que les Américains" (beaucoup de tentatives, peu de succès), ça me rappelle un peu le fantasme du "film sur la guerre d'Algérie aussi bien que les films sur la guerre du Vietnam" (beaucoup de tentatives, peu de succès), cette envie d'accommoder des réussites typiquement américaines à la psyché hexagonale.
Ecrit par : Joachim | 15 juin 2009
Bien vu la comparaison avec les films sur les guerres d'Algérie. En fait dans cet article je voulais surtout m'attaquer au raccourci journalistique, que je trouvais idiot, et non au film lui même. Qui par ailleurs m'a un peu déçue, c'est vrai, mais pas sous l'angle de la comparaison avec les films américains.
Ecrit par : lidell | 15 juin 2009
Je suis bien d'accord avec toi: ça ne sert à rien de comparer les Beaux Gosses à American Pie ou Supergrave, comme c'est fait trop facilement par les journalistes qui sont tous des gros nazes de fainéants comme chacun le sait. Ce sont des films de bacheliers. Les ressorts ne sont pas les mêmes que les films de collégiens.
Pour moi l'inspiration est plutôt à aller chercher à Degrassi "Les Années Collège".
Pour ma part, je me suis bidonné tout du long, et j'ai revécu tous ces moments que je croyais oubliés, les épisodes les pires de mon adolescence (les brutes, la laideur, l'immaturité...).
Ecrit par : rémi | 16 juin 2009
Tant qu'à tenter les comparaisons oiseuses et improbables, ne serait-on pas carrément plus proche de Houellebecq (genèse de la misère sexuelle, de l'insatisfaction, de la veulerie) ? Il me semble que j'avais eu un peu le même rire crispé et les mêmes réminiscences à la lecture des pages sur l'adolescence des deux héros des Particules Elémentaires.
Ecrit par : Joachim | 17 juin 2009
C'est sans doute le principal mérite du film : que les ados français soient aujourd'hui un brin excités à l'idée d'aller voir un film français, qui depuis longtemps avait abandonné ce public pour privilégier les films choraux insipides pour néoquadras et les drames-du-non-dit-dans-le-couple.
(venez nous rejoindre au club de ceux qui n'échangeraient pas La Boum contre toute la filmographie de Christophe Honoré)
(un autographe de Pierre Cosso offert à chaque nouvel adhésion)
Ecrit par : boultan | 19 juin 2009
Oh, c'est tout de même très sympathique, et plutôt bien fait. Et pourtant, je ne suis vraiment pas fan des bd de Riad Sattouf (parlons de surestimation, tiens. No sex in NY, c'était abominable, La BD sur les jeunes, tout juste average...). Son approche est tellement nouvelle dans le cinéma français - honnête avec de bonnes idée - qu'on ne peut qu'encourager. Mais je rejoins un peu ta déception, Lidell, parce qu'en fait de saynettes, ce n'est pas vraiment un film et qu'il gère un nombre très limité d'événements (Riad, tu devrais regarder Gossip girl!)...
Ecrit par : toxicavengeresse | 24 juin 2009
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