29 mars 2009

Zurich is stained

Je suis dans les corrections jusqu'au cou.

En bref, je suis en train de faire sauter toute la mise en page de mon maquettiste en m'usant les yeux sur un logiciel que je ne maîtrise pas, un livre d'une édition de 1930 à la main et une Pléiade dans l'autre, tout en essayant de faire coller les trois versions.

Je me demande pourquoi tous les problèmes apparaissent toujours à la dernière minute, mais il doit en être ainsi de tout projet humain (et pourquoi n'ai-je pas pensé à ces @^""""## notes de bas de page AVANT?).

Bref avis aux futurs auteurs de Rue Fromentin : c'est mon dernier texte de plus de 400 pages.

Je fais une exception pour Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly, parce que je l'aime bien, et puis j'en suis bien à ma troisième relecture mot par mot de Mémoranda, et je ne m'en lasse toujours pas (c'est une sorte de blog mode avant l'heure).

 

 

JPL

A la cinémathèque, ils repassent en ce moment les émissions réalisées par Pierre-André Boutang sur le cinéma. Hier, il y avait deux fantastiques interview de Melville (classe absolue), puis une interview de Jean-Pierre Léaud réalisée à l'occasion du tournage des Deux Anglaises. Léaud, à cette époque est au sommet de sa beauté.

Dans ce court entretien, il est filmé en gros plan, dans un noir et blanc digne de Coutard. Dès qu'il a commencé à parler, j'ai arrêté de gigoter dans mon fauteuil, de penser à autre chose et même de respirer. Il parle de Truffaut, des Quatre Cent Coups, de la relation entre Truffaut et Bazin, et de celle qu'il y a eue entre lui et Truffaut, et c'est bouleversant. On ne s'attend pas à cela de Léaud, car a toujours été considéré comme une icône muette - et en a joué, aujourd'hui tout le monde dit qu'il est devenu complètement fou et de manière générale on ne pense pas que les acteurs ont énormément de choses intéressantes à raconter, même si on peut leur consacrer des livres, donc cet entretien court et fiévreux semble littéralement tombé du ciel. Si j'avais vu cela à l'époque où le cinéma était toute ma vie, je pense que je ne m'en serais jamais remise.

leaud.jpg

27 mars 2009

2009

Sur le plan astral, je ne sais pas, mais au cinéma c'est très impressionant.

Rien que depuis le début de l'année : The rocker, Les grands frères, Morse, Gran Torino (++++), et là l'étrange Fille du RER (un film qu'on aimera encore plus dans dix ans, j'en suis sûre), et dire que nous sommes qu'en Mars.

Peut-être que je referai un vrai top ten en fin d'année dans ce cas.

Le meilleur ciné club du monde

Regardez moi cette programmation, est ce que ce n'est pas la classe américaine?

http://thursdaynightlive-paris.blogspot.com/

Je m'en veux encore de ne l'avoir découvert que maintenant, mais bon, désormais j'y serai, contre vent et marées.

Arbre

Comme tous les ans à la même époque, l'arbre (un pommier? un cerisier? quelqu'un sait?) situé à l'angle de la rue du Louvre et de la rue d'Argout est magnifiquement en fleur.

Comme tous les ans, je fais des détours incroyables pour aller le voir.

Je devrais vivre au Japon, là bas ce genre de comportement est avouable.

 

19 mars 2009

It's sunny and it's 75, it's so good to be alive

Et voilà après 4 heures de train à écouter Silver Jews, quelques Ricard et une baignade (rapide, très rapide) dans la Méditerannée, je suis de retour au bureau. Evidemment dans ces conditions, il est difficile de se remettre à travailler.

Jean Jacques Pauvert a été très gentil, je crois que j'aurais pu venir l'écouter parler tous les jours pendant une année. A un moment, j'ai retenu mon souffle, car il a failli lâcher des choses vraiment secrètes sur Georges Bataille, mais il s'est repris, visiblement il a eu peur que je mette tout sur son myspace le lendemain.

A la fin de l'entretien il a demandé : "Vous aimeriez peut être que je vous montre ma bibliothèque?" (du coup je me suis dit que le dernier train pouvait attendre).

Après je suis retournée sur la plage de mon enfance, c'était facile à trouver, les choses n'avaient pas tellement changé en seize ans (mes parents disent que si). Il faisait déjà nuit, tout était désert et semblait plus petit qu'autrefois, mais j'ai bien reconnu les rochers et l'endroit où on se baignait.

J'ai envoyé un sms à ma soeur pour lui dire où j'étais, puis je suis repartie.

 

 

 

11 mars 2009

La semaine prochaine

Je pars du côté de La Croix Valmer.

Juste une journée, mais bon, pour revoir la plage de Gigaro, je ferai n'importe quoi.

J'ai passé les meilleures vacances de ma vie là bas (celles de l'enfance).

Normalement, si tout se passe bien, au programme aussi : train (beaucoup) + interviewer Jean Jacques Pauvert + manger un pan bagnat.

J'ai hâte.

10 mars 2009

Je sais que

tout le monde crache sur les inrocks, et c'est vrai que c'est chiant et nul et tout mais à titre personnel, il m'est indispensable de les lire pour une seule raison : les critiques de Jacky Goldberg.

Jacky Goldberg chronique tous les films américains intéressants qu'on ne remarquerait pas par ailleurs, car ils ne sortent que dans deux salles, et quand il dit que c'est bien, c'est bien.

Cette semaine, par exemple, il dit d'aller voir "La ville fantôme", sur lequel je n'aurais pas parié un kopeck.

Mais bon c'est vrai que c'est pénible d'acheter les Inrocks, on pourrait se contenter d'un twitter.

Je vais lui écrire pour lui en toucher deux mots.

08 mars 2009

Je crois que...

...je ne m'habitue pas au XXIème siècle.

Je veux dire, c'est quand même bizarre de recevoir dans sa boîte mail :

"Georges Bataille a accepté d'être ton ami sur myspace."

07 mars 2009

Tout à l'heure

J'ai décidé - par curiosité - de pousser la porte de la librairie ésotérique qui est rue Lafayette. Je m'attendais plus ou moins à trouver des livres sur la magie, et les fantômes, mais en fait non il y avait à peu près tous les philosophes européens (surtout Hegel), et plein de livres sur la franc maçonnerie + les kit de déguisement (compas, badges, et autres engins mystérieux - les franc-maçons sont de grands enfants).

En fait je pense qu'il y a une grosse supercherie au sujet de la franc-maçonnerie, car lorsqu'on lit ce que c'est dans les livres, on a l'impression que ce sont des X Men des temps modernes, mais lorsque je passe rue Cadet, je ne vois que de gros moustachus bedonnants sortir du Grand Orient, en se disant : "salut Robert, à la prochaine, après la belote".

Sinon on voit que c'est la crise, parce chez Gerrisol c'était le rush absolu tout à l'heure, plus encore quand pendant les soldes Rue Montmartre (mais j'ai rien trouvé, à part une ceinture dorée). Je pense que c'est l'endroit à plus forte mixité sociale du quartier, avec la piscine rue de Rochechouard, et le comptoir du Marivaux.

 

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