28 novembre 2008

MILF

C'est le troisième CD de comptines que j'achète que je jette à la poubelle.

Il manque des couplets aux chansons, elles sont chantées sur un rythme d'enfer, et il y a des arrangements atroces avec des boîtes à ryhtme derrière.

Du coup j'ai demandé à ma mère de me ramener les disques de comptines que j'avais quand j'étais petite, et mon vinyle d'Emile Jolie.

Je me suis rendue compte qu'avec un enfant, j'allais pouvoir commencer à faire des trucs VRAIMENT BIEN, comme faire un sapin de Noël, réécouter Emilie Jolie, ou acheter des Playmobiles.

Pour Noël, je pense que je vais prendre le bateau pirate.

 

 

 

25 novembre 2008

Le vert paradis

Les dernières vacances passaient à la cinémathèque (Bénis soient-ils, malgré la rue de Bercy, et tous les vieux dans les salles). Le public avait l'âge du film à part quelques cinéphiles plus jeunes et fervents. En attendant que cela commence, j'ai lu le prochain programme : il y a un très beau texte de Paul Vecchialli sur Danielle Darrieux. Chouette, je me suis dit, on va pouvoir revoir "En haut des marches". Puis le film a commencé. La projection a connu un accroc, c'est quasiment tout le temps le cas à Bercy. Soit ils se trompent dans le format, soit le film s'interrompt à un moment, soit le son est coupé. Puis le film a commencé et ça a été l'éblouissement pendant une heure et demi.

"Les dernières vacances", est un film de 1947 de Roger Leenhard, qui relate les vacances de deux adolescents dans la propriété de famille sur le point d'être vendue, l'été 1933. A un moment où l'un des personnage parle de l'année 1913, j'ai bien failli pleurer (je suis fascinée par cette génération). Le film est réputé pour avoir inspiré la Nouvelle Vague, et André Bazin l'aimait beaucoup, sans doute parce qu'il y a une tortue qui tient un petit rôle.

Ou parce que c'est un chef d'oeuvre, et qu'après, à part Renoir, le cinéma français va sérieusement ramer pour retrouver la finesse, la spontanéité et tout l'humanisme présents dans ce film. J'aime à la folie Pialat, Truffaut, Rohmer, Téchiné ou Eustache - qui tous ont filmés ces moments de l'adolescence, mais à côté de ce film, ils paraissent tous lourds, engoncés, aigris, vieillis, des adultes en somme, qui ne luttent déjà plus - au contraire de Leenhard contre la tristesse de l'enfance qui se voit mourir.

Ca repasse dimanche, je crois bien que je vais y retourner.

23 novembre 2008

Une chose que je n'aime pas

dans cet appartement, c'est que malgré le nombre de rayonnages et bibliothèques (ou peut être à cause d'eux) présents dans différentes pièces, je ne retrouve jamais un livre lorsque je le cherche. De temps en temps un besoin de rangement me saisit, et par exemple j'assemble les différents éléments de La Recherche du Temps Perdu, ou je fais quelques mariages par affinités d'époques ou de langue, mais pour la majorité des titres, il faut me rendre à l'évidence, j'ignore absolument où ils se trouvent.

Tout à l'heure par exemple j'ai passé une demi heure à chercher partout "Les particules élémentaires", et "La Possibilité d'une Ile". Je comptais passer mon week end à relire les romans de Houellebecq (samedi je m'étais replongée dans "Plateforme" et "Extension du domaine de la lutte"). J'ai fini par mettre la main sur "Les particules", qui était bizarrement coincé entre "Novövision" d'Yves Adrien et "Hors Jeu" de Bertrand Guillot, mais "La Possibilité d'une Ile" est resté introuvable. Je me suis demandée si je ne l'avais pas prêté, (comme chacun sait prêter un livre équivaut à ne plus le revoir), mais impossible de me souvenir à qui ni dans quelles circonstances. Comme je prête peu mes livres, c'est en général facile. J'étais très énervée, et en le cherchant je me suis rendue compte du désordre de ma bibliothèque, et du nombre de volumes accumulés, que pour la plupart je ne relirai probablement pas.

Je me suis dit qu'il était temps de cesser d'accumuler des livres, qu'il fallait faire un grand tri et ne conserver que ceux que j'étais sûre de relire un jour. Malheureusement je n'ai réussi qu'à éliminer ainsi qu'un petit sac de voyages, parce que je ne dois pas être très objective dans cet exercice.

Toujours est-il que j'ai relu "Les particules élémentaires", livre que nous avions commenté avec ferveur à sa sortie en 1998 (nous avions alors vingt ans et à l'époque, il y avait un roman de Houellebecq qui sortait tous les deux ans, maintenant on ne sait même pas s'il en écrira encore un autre). A la relecture je trouve toujours ce livre trop construit, trop démonstratif, froid et déprimant. Je préfère de loin "Plateforme", qui vieillit mieux.

 

 

20 novembre 2008

Will Ferrell

C'est malin, je vais revoir mon top 5.

Entre donc sans forcer "Step brother", Adam Mc Kay aux commandes, produit par (surprise) Judd Appatow, qui nous avait récemment déçu avec un "Forgetting Sarah Marshall" très mou du genou, avec Will Ferrell et John C. Reilly, et toute une collection de T shirt qui s'arrache déjà sur e bay.

Seth Rogen y a un petit rôle.

J'ai ri tout le temps.

Il faut que je le revoie à tête reposée, ainsi que "Talladega nights" pour faire un top 3 un peu sérieux des films de Will Ferrell.

step-brothers-movie-will-ferrell-john-c-reilly-in-back-yard.jpg

18 novembre 2008

Ce week end

J'ai vu quatre films.

Du plus mauvais au meilleur, ça donne :

"Little Children"

"American Graffitti"

"Walk the line"

Je mets à part "Boulevard de la mort", qui est trop bien pour être rangé à côté des autres.

boulevard_de_la_mort_1.jpg

 

17 novembre 2008

Ma soeur et moi

(mais surtout ma soeur) on aime bien les livres de développement personnel.

En ce moment, on est dans "Vivre selon les quatre accord toltèques".

C'est pas mal, à part le premier, qui est impossible : "QUE VOTRE PAROLE SOIT IMPECCABLE".

A quoi ça sert la vie, je dis à ma soeur, si on en enlève tout le sel (=dire du mal des gens).

Ma soeur est d'accord.

Mais on a un peur peur que "Vivre selon les trois accords toltèques", ça marche moins.

 

14 novembre 2008

Au bureau

C'est plus tendu que dans un western en ce moment.

Je vais à des réunions, où les intervenants perdent leur calme et partent en claquant la porte en disant "Maintenant les petits amis, faut trouver 50 barres pour fin novembre".

Je tiens à préciser que lorsque nous parlons d'une barre, il ne s'agit pas de Twix, mais de 655 957 000 anciens francs.

Après, j'ai demandé 2 000 euros d'augmentation à mon chef, et on m'a dit que ce n'était pas possible.

Je suis : GRAVE VENERE.

 

Ce soir

La télé est allumée sur la première chaîne.

Je viens d'entendre avec cinq secondes de décalage le début du sublime concerto en la mineur de Schumann (une publicité pour un disque de Hélène Grimaud) et une chanson de Christophe Maé (une publicité pour un disque de Christophe Maé).

Je ne sais pas comment c'est possible de laisser se côtoyer des choses pareilles.

Du coup le bébé s'est mis à pleurer (il est 23h03 et la nuit promet d'être longue).

11 novembre 2008

Tous les soirs...

...c'est le salaire de la peur à la maison.

Il s'agit sur un plancher qui craque (ce détail a son importance) de transporter le monstre sans le réveiller ni faire tomber sa tétine de l'endroit où il s'est endormi : canapé, notre lit, mes bras, tapis de jeu à son lit en le maintenant à l'horizontale stricte (sinon il comprend l'arnaque).

C'est vraiment difficile mais on commence à devenir assez bon avec lidill.

J'espère que l'épreuve est inscrite à Koh Lanta, on devrait tout rafler l'été prochain.

Films 2008

Alors, pour les films vus en 2008.

Je pense qu'il n'y aura plus de bons films jusqu'à la fin de l'année (j'ai vérifié sur Allo cine) , aussi je me permets de prendre un peu d'avance sur les listes de fin d'année, ce qui nous laissera plus de temps pour polémiquer.

Je ne mets que 5 films parce que le cinéma n'est plus assez bien pour qu'on mette dix films dans un palmarès de fin d'année.

Dans le désordre :

- Semi Pro (vu trois fois), avec Will Ferrell. Je pense que c'était le meilleur film de l'année, le moins prétentieux, le plus fordien, la meilleure BO, les meilleures répliques, celui qu'on reverra avec le plus de plaisir (qui veut aller revoir Conte de Noël, hein)

- Two Lovers de James Gray (vu zéro fois) : je ne l'ai pas vu, mais je suis prête à le mettre dans le top 5.

- La Belle Personne de Christophe Honoré (vu deux fois) . Oui. Une grande réussite, à vous décourager totalement de toute vélléité de politique des auteurs.

- La Vie Moderne de Depardon (vu une fois). J'ai pleuré. Les paysans font un peu peur, mais les vaches jouent assez bien.

Pour la cinquième place, un suspense monstre, beaucoup de prétendants et pas des moindres : Desplechin, Garrel, Assayas, Houellebecq et même Entre les murs.

- Je choisis Las Vegas 21 (vu deux fois), qui est un mauvais film, raté, prétentieux mais comme dit Proust tomber amoureux de sa cuisinière est parfois le seul acte poétique qu'un homme puisse accomplir dans son existence, et je crois qu'à mon corps défendant j'ai un faible pour ce film.

 

Toutes les notes