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29 juin 2008
Fairy Tales
Week end passé dans une maison de famille. Dans toutes les maisons de famille, il y a des livres qui traînent et il est de bon goût de les lire plutôt que ceux que l'on traîne de Paris (ils sentent le neuf). Là outre une adorable édition de Molière de 1805 qui me tendait les bras, mais j'ai arrêté net, la scène entre Alceste et Célimène m'a brisé le coeur, il y avait plein de 1000 soleils dont La Guerre des boutons, lu, relu et encore relu comme quelques autres compagnons d'enfance. Ce qui m'a rendue le plus nostalgique, c'est que Louis Pergaud, mort à 33 ans, dans une tranchée, il avait vraiment la tête de quelqu'un avec qui on avait envie d'être ami. Et franchement chez les écrivains c'est rare, ils ont plutôt des têtes de mec pas content, ou vaguement aigris, bref si on les lit au lieu d'aller boire des coups avec c'est pas pour rien (peut être aussi parce que dans l'ensemble ils sont morts). Bon alors j'ai repris La guerre des boutons, quelque chose comme 22 ans après, et surprise c'est toujours aussi bien. C'est un livre qui représentait à peu près tous les rêves que je pouvais avoir à huit ans : être un garçon, avoir un lance pierre et grimper aux arbres.
Sinon j'ai aussi lu Nadja. Je ne dirai qu'un mot : ce qui est beau c'est bien évidemment la Porte Saint Denis, pas ce que Breton écrit. Pff ces surréalistes...

23:10 Publié dans dimanche soir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
D'accord pour être ami avec Louis Pergaud ! :)
Ecrit par : liza | 04 juillet 2008
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